Buenos Aires, Argentine.

Après notre départ un peu chaotique de Lima, nous atterrissons à l’aube à Buenos Aires. Pour nous, c’est même le milieu de la nuit car nous venons de prendre deux heures de décalage. C’est bien la première fois qu’un vol nous paraît trop court et que l’on aurait bien encore dormi un peu! Zoé n’a même pas attaché sa ceinture pour l’atterrissage tant elle dormait profondément…(Chut, il ne faut pas le dire!)

A la sortie de l’avion, nous sommes accueillis par un dynamique membre de l’assistance, rebaptisé « speedy gonzales » tant il parle vite et court partout. Pour nous qui sommes un peu amortis, c’est rude! J’ai l’impression qu’il parle une autre langue que l’espagnol…

Arrivés à l’appartement, nous plongeons dans le lit pour tenter de récupérer quelques heures de sommeil. Et là, ô bonheur, ô luxe suprême, nous découvrons le lit le plus confortable dans lequel nous ayons dormi jusqu’à présent ! ( En ce, y compris le nôtre à la maison) Un vrai « tueur »!!! Impossible d’en sortir!

Cette semaine à Buenos Aires était prévue comme une période de repos et de rechargement de nos batteries après les aventures péruviennes. L’appartement est agréable, confortable, lumineux,… On a l’impression d’être comme à la maison et soyons clairs, ça fait du bien…

Des draps vraiment propres, des serviettes moelleuses, de l’eau chaude tout de suite, de l’eau potable au robinet, une machine à laver… Toutes ces choses qui paraissent normales mais qui, en voyage dans certaines conditions, ne sont plus aussi évidentes que cela… Ouf!!

Papy et mamy arrivent lundi soir. En attendant, nous irons explorer le quartier (Palermo) et l’immense parc qui n’est pas très loin.

 

Dimanche 27 septembre 2015. 

En route pour le fameux parc ou plutôt Les parcs car il y en a plein, interconnectés entre eux et avec chacun leur intérêt.

L’objectif numéro 1 du jour: vélo pour Zoé. Nous avons repéré hier quelques loueurs dans le parc et comme celui-ci est fermé à la circulation le dimanche, c’est parfait. Il fait super beau, c’est bondé de gens sur toutes sortes d’engins à roulettes: vélo, rollers, skate, cuistax (et oui, ils connaissent ça ici mais ça ne s’appelle pas comme ça). Tout le challenge va être d’éviter ces obstacles! Nous trouvons après quelques recherches un vélo à la taille de Zoé, sans petites roues et avec des freins qui fonctionnent à peu près. C’est parti! Et bien quand on dit que ça ne s’oublie pas, c’est vrai! Zoé n’était plus montée sur un vélo depuis début juillet (et avait appris à rouler à 2 roues courant juin) mais pas de soucis, ça roule pour elle (ah ah!) et pour nous qui devons cavaler derrière….pffff! Ça commence à devenir difficile de la suivre! Après ce petit jogging apéritif, pique-nique et balade. De l’animation partout, le fête des cultures plus loin, un manège, des barbes à papa,….

Nous rentrons prendre des forces en fin d’après-midi car ce soir a lieu l’éclipse de lune. Par chance ici elle aura lieu beaucoup plus tôt qu’en Europe. Le planétarium de la ville prépare des télescopes et des écrans géants.

Vers 22 heures, nous repartons habillés chaudement. Au bout d’un moment, nous nous retrouvons dans un flux de Porteños (c’est ainsi que l’on nomme les habitants de Buenos Aires) qui se dirigent tous vers les parcs. Sympathique ambiance d’autant que les Argentins semblent assez festifs et sont armés de bouteilles de bière (le format classique ici: 1litre), de vin,…. Tout le monde se couche dans l’herbe et admire le spectacle de cette lune qui disparaît peu à peu. Le ciel est bien dégagé, une chance. Nous n’avons jamais pu atteindre le planétarium tant la foule était dense à son abord. Pas grave, c’était très beau ainsi et après un temps, Zoé a commencé à montrer de sérieux signes de faiblesse …

 

Lundi 28 septembre 2015. Papy et mamy sont en route!

Il fait « très belge » aujourd’hui: gris plombé, frisquet, humide,… C’est aussi une sorte de jour férié pour les magasins. Bref, nous restons cool à la maison pour travailler un peu (sur le site, répondre aux mails, payer les factures belges (toujours sympa quand on n’est même pas là), faire les devoirs de Zoé, faire la lessive, préparer la suite du voyage ,…

En fin de journée, nous partons repérer l’hôtel de papy et mamy qui n’est pas trop loin de chez nous. Nous les attendons en mangeant un énorme hamburger version steak argentin (pas la semelle de chez Mc-Do!) Vers l’heure estimée de leur arrivée, nous rodons autour de l’hôtel. Un taxi s’arrête, c’est eux! Cachée derrière une voiture, Zoé attend le bon moment pour leur sauter dessus…

Séquence émotions!! Ils sont un peu chiffonnés après leur énorme voyage mais semblent tenir le coup. Nous allons fêter nos retrouvailles devant un pichet de bière de ….2 litres! Gloups!

Dodo, demain, nous irons voir la ville.

 

Mardi 29 septembre 2015

Journée marathon. Buenos Aires est une ville plate (ça c’est bien) mais très étendue (ça c’est moins bien) et la ligne de métro près de chez nous n’est pas accessible à Cédric. Nous faisons donc tout à pied… En vrac et peut-être plus trop dans l’ordre: des parcs en veux-tu en voilà (et des plaines de jeux bien sûr!) avec des arbres gigantesques et des myriades de promeneurs de chiens, la « Floralis Genérica » sorte de grosse fleur métallique solaire , le sympathique quartier « Puerto Madero » et ses anciens docks réhabilités en restos, boutiques et appartements. Nous avons pu y observer l’étrange « pont de la Mujer » de notre ami l’architecte Santiago Calavatra ( encore lui ! ). Certains s’esclaffent devant, nous n’avons pas été transcendés…

Pour terminer la balade, nous montons à bord de la corvette « Uruguay », vieux navire de la marine argentine. Zoé joue au marin et s’éclate en explorant les cales et le pont.

Nous terminons par le « vrai »centre que nous venons enfin d’atteindre: en fait, juste la Plaza de Mayo où se sont déroulés beaucoup d’évènements importants de l’histoire de l’Argentine. Un peu fatigués, on terminera par une halte au café Tortoni connu pour sa décoration intérieure et ses churros au chocolat. Et ça sera tout pour aujourd’hui!

Ouf, nous avons fait quelques kilomètres et les pieds de mamy s’en souviendront longtemps (au moins toutes les vacances!)…

Retour en taxi et cette fois, nous avons droit à Johnny Halliday. Entre Johnny et André Rieu, les taximen enrichissent notre culture musicale! Et le tango dans tout ça?!

Ce soir, c’est empanadas à la maison.

Nous rencontrons notre sympathique propriétaire et sa fille Olivia qui a quasi l’âge de Zoé. Entre les filles le courant passe tout de suite malgré la barrière de langue. Et entre les adultes, ça passe pas mal aussi…surtout autour d’une bouteille de vin argentin!

Mercredi 30 septembre 2015

Aujourd’hui, nous allons visiter une petite ville appelée « Tigre », tout un programme! C’est une petite ville au nord de Buenos Aires qui est construite sur un immense delta fluvial. Elle doit son nom au jaguar (Tigre en espagnol latino américain) qui l’habitait il y a très longtemps.

Au programme, balade en bateau bus. Les maisons sont construites sur pilotis entourées de jardinets, d’arbres, de bougainvillées, de glycines (et toutes sortes d’autres plantes que je n’ai pas identifiées) Le bateau que nous prenons est un vrai bus: à l’intérieur des sacs de courses de chez Carrefour (véridique) des écoliers qui rentrent chez eux, des ados qui partent à leur cours de hockey et quelques touristes perdus…. Nous faisons halte « quelque part »…. Je ne me souviens plus du nom mais c’est là que notre guide favori nous avait conseillé de nous arrêter si nous n’avions pas d’idée précise, ce qui était le cas. Une petite balade nous mène le long d’une rivière paisible. Zoé s’essaye à la pêche avec papy….( Qui est un grand pêcheur comme tout le monde le sait!)

Retour tranquille, café sur les quais avant de reprendre le train vers la ville. Vu l’heure tardive, nous irons dîner dans un resto très typique et qui fait surtout plaisir à Zoé: Mc Do! Après celui de Cusco nous avions pourtant juré qu’on ne nous y prendrait plus avant un petit temps…. Mais, il fallait nourrir « l’enfant » rapidement car elle montrait des signes de faiblesse….

Jeudi 01 octobre 2015

Ce matin, nous avons rendez-vous avec la classe de Zoé par Skype! Quel événement! L’institutrice a tout organisé et nous avons calculé les décalages horaires pour fixer le rendez-vous. Espérons que la technique ne nous lâche pas.

Il s’en est fallu de peu pour que l’on rate le rendez-vous, notre réveil n’a pas sonné! Vite vite, se donner une allure présentable, avoir l’air frais et éveillés…

Juste à temps: nous voilà projetés devant toute la classe réunie! Vingt-deux petites bouilles excitées nous observent! Rien qu’à l’écrire j’en ai encore des frissons. C’était génial, on a vu tout le monde, Zoé a pu revoir ses amis et faire connaissance avec les nombreux nouveaux. Quelle classe, 22 élèves!! C’est un peu bizarre d’imaginer qu’ils parlent de Zoé régulièrement. Ça fait d’elle une star? Une extra-terrestre? À voir comment se passera le retour à la réalité et à la normalité. En attendant, c’est très chouette et elle a été très contente. Et nous aussi. Merci Madame Nathalie!!!

Nous passons le reste de la journée tranquillement a déjà préparer notre départ de demain. Dernier tour au parc, nouvelle balade en vélo, quelques tours de manège et de robot rouge,…

Gaston repasse en soirée avec Olivia car les filles en redemandent… Nous apprenons beaucoup de choses sur l’Argentine en sa compagnie et nous pourrions échanger ainsi jusqu’au bout de la soirée C’est toujours étonnant de voir comme on peut s’entendre bien du jour au lendemain avec quelqu’un qu’on connaît à peine.

Papy et mamy, eux, sont partis profiter de notre cadeau de Noël différé (enfin!): souper dégustation de vins  argentins dans un resto secret…

Buenos Aires nous est apparue comme une ville très « européenne » et dynamique même si nous n’en avons vu qu’une petite partie.

L’espagnol d’ici est une langue presque incompréhensible car la prononciation est totalement différente. C’est un peu frustrant alors que j’avais l’impression de bien me débrouiller au Pérou… Je suppose que je vais m’habituer …

Demain, direction Iguazu et ses chutes.