Mercredi 13 avril 2016

Nous partons ce matin pour la région d’Hakone avec comme objectif premier la vue sur le mont Fuji. C’est donc aujourd’hui que nous prenons notre premier Shinkansen, le célèbre TGV du Japon!

Nous logerons dans une petite ville pas du tout touristique, Numazu sur la côte ouest de la péninsule d’Izu (Vous voilà frais avec de telles explications géographiques!). C’est la seule ville où nous avons trouvé des chambres d’hôtels à un prix correct et qui acceptent Cédric… Et oui, c’est comme ça ici, si l’accessibilité n’est pas parfaite y compris en cas d’urgence, ils refusent. Heureusement que ce n’était pas pareil dans les autres pays!

En fin de compte, l’hôtel est super confortable, moderne, calme…

L’après midi est déjà bien avancée quand nous ressortons pour explorer un peu cette ville « normale », japonaise. Elle semble être réputée pour son port et ses fruits de mer c’est donc vers là que nous nous dirigeons. Nous atteignons le port alors que la lumière décline déjà. Au bout, il y a une sorte de porte gigantesque qui est supposée protéger le port en cas de tempête. (De tsunami??) Un ascenseur permet de monter en haut du bâtiment et de contempler la vue sur la mer, la côte en face, la ville… Ca aurait pu être très beau s’il avait fait dégagé…

En descendant, nous nous mettons en quête d’un endroit où manger et trouvons une sorte de restaurant où l’on peut faire griller ses fruits de mer. Les japonais comme beaucoup d’autres asiatiques raffolent de tout ce qui vient de la mer y compris d’énormes coquillages et mollusques…bêk….Nous nous limiterons à de grosses crevettes et quelques coquilles Saint-Jacques. Nos aventures culinaires ont leurs limites…

Jeudi 14 avril 2016

Après un petit déjeuner où nous avons hésité entre un bol de céréales, de la soupe miso et du hareng séché, nous nous mettons en route pour le lac Ashi supposé nous donner une superbe vue sur le mont Fuji. Nous savons que la météo ne sera pas terrible et qu’il y a peu de chance de le voir mais restons optimistes..

La particularité touristique de cette région consiste à acheter un Pass qui donne accès à toute une série de moyens de transports diversifiés qui s’enchaînent en un grand circuit. Certains le font en un jour au départ de Tokyo, au pas de course! Nous, on a décidé de prendre notre temps.

Nous passons la journée au bord du lac. Il y a déjà pas mal à faire avec la visite d’un musée qui reconstitue une sorte de porte-douane qui servait à contrôler toutes les personnes qui voulaient entrer ou sortir d’Edo (ancien nom de Tokyo). On peut entrer dans les pièces, le cachot, voir comment les gens vivaient. C’est sympa et pas très fréquenté par les groupes de touristes au moment où nous y sommes. Quelque temps après, une éclaircie fait apparaître comme par magie le Mont Fuji au bout du lac. Franchement, avant de le voir apparaître, on n’avait aucun indice de sa présence (si ce n’est les cartes postales et les cars de touristes!). Waouh! Ca c’est fait!

Nous mangeons sur le pouce des sortes de beignets locaux cuits à la vapeur puis continuons la balade jusqu’au hameau suivant où on peut voir le fameux Tori (sorte de portique rouge sacré) qui apparaît sur toutes les photos… Un petit goûter les pieds dans l’eau chaude (c’est une région pleine de  « onsen », les sources d’eau chaude japonaises) et nous pouvons reprendre le bus.

Demain, nous ferons le circuit complet.

Le soir nous mangeons dans un restaurant où l’on nous enferme dans une sorte de mini pièce privée. Il suffit d’appuyer sur un bouton quand on veut demander quelque chose… Encore faut-il savoir demander! Nous commandons un assortiments de brochettes et constatons que ce n’était peut être pas aussi « safe » que prévu…brochettes de peaux de poulet grillées, morceaux de cartilage plus d’autres parties non identifiées…bon…voilà ce qui arrive quand on ne parle pas japonais…heureusement on avait pris des frites et de la salade!!!

Vendredi 15 avril 2016

Et c’est reparti!

Après deux trains et un bus, nous arrivons au même point qu’hier, juste à temps pour embarquer sur le bateau. Petite précision: les bateaux qui traversent le lac sont des reconstitutions de galions espagnols… Rien à voir avec l’endroit, kitch à souhait surtout quand un gars aux yeux bridés déguisé en capitaine vient poser pour la photo aux côtés des touristes japonais…. La classe!

Zoé a chanté la chanson de Jack et les pirates tout le long et….nous avons eu de magnifiques vue sur le mont Fuji avec en prime le Tori rouge d’hier. La photo à rapporter! Il fait radieux bien qu’un peu frisquet surtout avec la brise de mer…pardon du lac.

Arrivés au port, le « troupeau » est dirigé vers le 1er funiculaire. Nous savons que le deuxième ne fonctionne pas pour cause d’activité volcanique intempestive dans la région depuis plusieurs mois.

Tout est organisé efficacement pour drainer un max de gens. Ce n’est quand même pas la grosse foule, nous sommes en semaine en dehors des vacances. Du funiculaire, la vue est magnifique.

En haut, c’est un autocar qui remplace le deuxième funiculaire et nous emmène à l’étape suivante. La préposée a failli avaler son képi quand elle a vu comment Cédric s’y prenait pour monter dans le car… Non mais…

Ensuite, c’est un « cable car » qui nous redescend de l’autre côté de la vallée. Tout s’enchaîne pile poil et on comprend comment certains font tout en une journée. Cependant, s’il est marrant de prendre tous ces moyens de transport différents, nous sommes quand même là pour profiter de l’endroit et nous descendons donc en cours de route pour nous balader un peu… Les pieds, c’est pas mal aussi! La difficulté de la région c’est que c’est vallonné…

Nous tentons d’entrer dans un parc qui a l’air magnifique mais réellement impossible d’accès car il n’y a que des marches. Il faut reconnaître ses limites parfois.

Nous continuons plus loin vers un musée d’art en plein air qui a l’air chouette sur papier.

Et nous ne sommes pas déçus. Si les œuvres exposées ne nous subjuguent peut-être pas (l’art contemporain nous laissant souvent perplexe…), le cadre à lui seul vaut la balade. A nouveau, c’est tranquille, harmonieux … Les Japonais aiment les jardins, les arbres, les fleurs. Les gens posent devant chaque arbre en fleurs même si pour eux on pourrait penser que chaque année c’est pareil. C’est le premier pays où l’on voit sur les plans des arbres roses représentant les cerisiers remarquables au printemps et d’autres oranges pour les érables remarquables en automne…

En fin d’après midi, il est temps de reprendre notre petit circuit de transports. Nous avons encore quelque trains à prendre avant de rentrer…quatre je crois.

Dernière soirée à Numazu. Nous allons manger dans un restaurant repéré la veille qui semble servir des plats italo-japonais. Les assiettes sur les tables nous avaient parues alléchantes.

Seul soucis? Sans sourciller et mettre en doute notre maîtrise du japonais, le serveur nous apporte les menus en… total japonais… Il n’y a strictement rien qui puisse nous donner un indice. On ne sait même pas où sont les boissons, les plats,… Après quelques minutes de contemplation impuissante, la serveuse revient prendre notre commande. Nous lui faisons comprendre notre totale incapacité totale à lire le japonais. Un serveur très sympa qui parle quelques mots d’anglais vient nous traduire sommairement les plats.Tout ça en rigolant bien. C’est déjà ça!

Sur ce, si les autres ont des plats qui ressemblent à des pâtes italiennes, moi j’ai des spaghettis sur lesquels le serveur verse des cuillerées de mini poissons dont ils raffolent ici: les baby anchois. Sortes de micro poissons blancs aux gros yeux qui vous regardent. Pas mauvais (j’avoue, j’avais déjà goûté au petit déjeuner, si si!) mais peut être un peu trop à la longue….

Bon et bien on a bien rigolé en tous cas…