Jeudi 7 avril 2016.

Tokyo, étape qui paraissait si lointaine dans notre périple.

Après le Vietnam, le Japon moderne, propre, organisé et silencieux sonne comme une terre promise. Et oui, l’aventure c’est bien mais à la longue, ça fatigue!

D’un autre côté, l’appréhension concernant le Japon est le problème linguistique. Ici, non seulement nous ne connaissons pas la langue mais en plus, nous ne savons pas lire. En Thaïlande c’était un peu pareil mais avec les guides nous n’avons pas eu à nous en soucier. D’autant qu’il est annoncé que les japonais ne sont pas particulièrement anglophones.

Alors, nous avons lu et relu les instructions pour nous rendre à notre appartement, le fonctionnement des trains,… On verra.

L’atterrissage est un peu mouvementé car il pleut pas mal. Nous avons quand même aperçu les 1ers « sakuras » (cerisiers) en fleurs, le long de la piste.

A l’arrivée, nous sommes pris en charge très professionnellement par l’assistance. Tellement consciencieusement que le préposé nous amène jusqu’au guichet du train, soit bien loin de sa zone de travail! Il a quasiment acheté le ticket pour nous puis est parti en s’assurant que le relais avec l’assistance du train avait été fait. Voila qui est aimable et nous facilite bien les choses!

Comme tout le monde le dit, le train est ponctuel, confortable, silencieux…

A la gare de Tokyo, un membre du personnel nous attend avec sa rampe mobile prête. Ils nous conduit au pas de course vers la sortie. Ca c’est fait!

Pour la dernière partie du trajet, nous optons pour le taxi afin d’éviter de multiples changements dans le métro avec les bagages.

C’est l’occasion de tester une autre curiosité nippone! Tout comme à Londres ou New-York, les taxis tokyoïtes ont leur personnalité. Vieux modèle Toyota conduit par un chauffeur en costume et portant des gants blancs. La porte arrière s’ouvre automatiquement après que le chauffeur ait actionné une manette près de son volant. Les têtes des sièges sont recouverts de dentelles. Heureusement, l’aspect vintage s’arrête là et le chauffeur peut encoder l’adresse de notre appartement en Japonais dans son GPS. La communication fut plus que rudimentaire mais suffisante pour que l’on arrive à bon port…

L’appartement est simple et assez petit. A nous trois, on le remplit déjà bien et dans quelques jours il faudra faire de la place à Julie !

 

Vendredi 8 avril 2016.

Cette première journée aura surtout été consacrée à prendre nos marques dans le quartier, le métro, se confronter aux premiers obstacles de langue y compris dans des actes aussi simples que commander un menu au Mc Do! Pour le métro, pas de soucis en fin de compte car à nouveau les employés zélés nous accompagnent partout, au pas de course, montre et rampe mobile en main. Et toujours les gants blancs et la casquette parfaitement ajustée!

Nous sommes montés au haut d’une très haute tour qui nous a donné une vue panoramique sur toute la ville. Immense bien entendu. Dommage qu’il fasse couvert, on aurait pu théoriquement apercevoir le mont Fuji. Mais on a vu la Tour Eiffel japonaise, rouge et blanche et un peu plus haute que celle de Paris…

A part ça, les premières découvertes de la vie quotidienne: lunettes de toilettes chauffantes, petite musique visant à couvrir vos bruits personnels aux toilettes, cabines de douches parfaitement hermétiques, Kombinis ou convenience store et distributeurs de boissons chaudes ou froides à tous les coins de rue, petits personnages rigolos type manga sur toutes les affiches même destinées aux adultes, calme dans le métro, magasins de babioles mignonnes avec bics, post it, pochettes de maquillage à l’effigie de personnages de dessins animés et destinés aux ados et adultes…

Samedi 9 avril 2016.

Aujourd’hui , c’est la journée surprise pour Zoé.

Nous lui en avons réservé une énorme! Nous allons à Disney Tokyo… Nous ne lui avons rien dit pour lui réserver la surprise et la tenir calme sur le trajet!

Disney Tokyo c’est une heure quart de métro, très calme malgré les enfants qui y embarquent sachant bien où ils vont (contrairement à Zoé!), deux parcs à thèmes. L’un est assez proche de celui de Paris, l’autre est très différent et axé sur la mer. Pour Zoé, nous avons choisi le classique car c’est sa référence et on ne pouvait pas lui imposer l’autre (plus orienté adultes) sous prétexte d’exotisme…

Ce n’est qu’arrivés à quelques mètres de la gare qu’elle réalise où on va… Explosion de joie, sauts en tous sens, les japonais la regardent en rigolant. La première attraction du jour pour eux?

Que dire de cette journée? Globalement pas d’énorme surprise, un château de la Belle au Bois Dormant un peu plus beau à notre idée, un parc qui est plus jeune que celui de Paris ce qui se ressent dans certaines zones ou attractions. Nous avons fait les désormais « classiques » de Zoé: « It’s a small world », Buzz l’éclair, Star Wars. Les pirates des Caraïbes étaient malheureusement hors-service ce jour-là, un scandale!

Nous avons malheureusement constaté que les privilèges octroyés à Cédric étaient bien moins avantageux qu’à Paris (mais sans doute plus justes!): nous ne devions pas faire la file mais par contre revenir à une heure-dite qui correspondait au temps de file. Donc plus confortable et cool mais pas aussi rapide qu’à Paris. Ajoutons à cela qu’à chaque fois les employés nous présentaient un livret traduit en anglais avec toutes les règles de sécurité et les capacités à avoir en cas de panne du manège. Au bout de quelques fois, nous disions « oui oui » à tout sinon il était impossible d’entrer nulle-part … Au Japon, le règlement c’est le règlement!

Au point de vue ambiance, le parc était toujours dans le thème de Pâques ce qui nous a ravis ayant raté cette fête qui nous est chère: parterres de fleurs printanières soignés aux couleurs pastels, parsemés de faux oeufs et lapins de Pâques, cerisiers en fleurs aussi!

La parade du soir m’a rappelée celle que j’avais vue il y a 23 ans (oufti !)avec ses chars illuminés. Bien sûr plus moderne, musique un peu moins années 90 (quoi que), avec des allusions aux dessins animés de ces dernières années.

Pour le reste, on pourrait faire une étude sociologique du Japonais à Disney. Ces gens si sérieux, habillés en costume noir impeccable la semaine, sont-ils les mêmes que ceux côtoyés  aujourd’hui? Car ce qui marque, c’est qu’ici ce ne sont pas les enfants les plus déguisés mais les adultes: des familles entières lookées sur un même thème ou personnage, d’autres portant des sacs à dos où pendent des dizaines de nounours, porte-clés (au point de les prendre pour des vendeurs), des jeunes filles allant par deux portant exactement les mêmes vêtements ou panoplies,… Finalement, les enfants sont les plus discrets m’a-t-il semblé…

Au rayon déception: nous avions un bon prétexte pour nous acheter un chouette t-shirt vu l’état de notre garde-robe et non. Impossible de trouver quoi que ce soit à notre goût: tout était criard, flaschi, impossible à porter ailleurs que là… Nous revenons donc juste avec un mini-pistolet laser, un petit gourou en peluche (encore!) et quelques autres mini-babioles.

De petits joueurs à côté des locaux!

Dimanche 10 avril 2016.

Julie arrive cet après-midi après un voyage aux multiples étapes fermeture de Zaventem oblige.

Nous sommes fins prêts à l’accueillir et très impatients.

En attendant, nous décidons d’aller explorer un parc qui n’est qu’à quelques arrêts de métro pour essayer de profiter des derniers pétales de sakuras. En effet, force est de constater que nous sommes arrivés un peu trop tard pour en profiter pleinement. En cause, l’hiver doux qui a hâté la floraison.

Les cerisiers au Japon, c’est une tradition énorme, quasi une religion. Pendant la période qui est annoncée dans des pages spéciales de la météo, les gens vont pique-niquer sous les cerisiers. Cela s’appelle faire « sakura ohanami » ce qui veut dire « contempler les cerisiers ». De contemplation, il s’agit surtout de grands pic-nic sur des bâches bleues immenses posées sous les arbres.

Ce dimanche, il fait beau et nous pouvons observer des centaines de personnes rassemblées. C’est très sympa comme ambiance et plutôt festif! Enfin, ça reste correct, on n’est pas au 15 août ou au Doudou, ça reste le Japon…

En début d’après midi, nous nous hâtons de rentrer pour ranger l’appartement et faire de la place à Julie. Zoé guette son arrivée au balcon et toutes les deux minutes, crie « toujours rien »…argh!!!

La voilà qui arrive finalement, un peu chiffonnée mais pas trop, la valise pleine d’œufs en chocolat et de cadeaux! C’est la fête!!!

Ce soir nous lui ferons découvrir le quartier et nous commencerons enfin à manger japonais car, admettons-le, jusqu’ici on a plutôt fait dans la « junkfood » …

Lundi 11 avril 2016.

Il nous reste deux jours à Tokyo. Difficile de choisir où aller tant c’est grand. Heureusement, nous maîtrisons assez bien le métro maintenant.

Nous devons passer par une étape obligée à la gare pour échanger nos Pass et réserver nos premiers billets de trains.

Après avoir vaincu toutes les étapes administratives et constaté une nouvelle fois leur terrible organisation, nous sortons de cette immense gare.

Nous décidons d’explorer le coin et découvrons un premier mall assez ancien avec des ascenseurs à portos métalliques pilotés par une dame qui annonce les étages d’une voix …chantante.

Nous découvrons l’étage de la nourriture…. Mais qu’est-ce qu’ils mangent les Japonais! Et pas que du japonais! Les sous-sols des malls ne sont qu’étalages de pâtisseries, biscuits, chocolats qui côtoient les sushis et fameux bentos, sortes de boites pic-nic. Difficile de choisir et de s’y retrouver. La deuxième question à résoudre est: on mange ça où? Parce que s’ils mangent beaucoup, ils ne le font pas en rue! C’est jugé impoli… Heureusement, Julie repère sur une photo qu’il y a un jardin sur le toit de l’immeuble. Nous voilà à l’air libre dans un jardin tranquille, 11 étages au-dessus des immenses avenues. Et contrairement à ce qu’on pourrait attendre, on n’entend quasi rien…

Nous attaquons nos premiers « Bento »: riz, poissons, boulettes, légumes, omelette selon les cas. Le tout avec des baguettes bien sûr! Et dans un vent un tantinet frisquet…

L’après midi, nous arpentons les grandes avenues rectilignes du quartier. L’occasion de voir pour la première fois, des passages pour piétons en diagonale…surprenant…

Le soir, nous décidons de manger dans un restaurant de la gare. Attention, pour nous, Belges, « restaurant de la gare » signifie : sandwich fadasse, café-croissant, au mieux fast-food. Mais ici au Japon, les gares sont des villes… et il y a des allées entières de vrais restaurants. Nous optons pour des « ramens », cette fameuse soupe de nouilles que Vincent nous avait fait découvrir à Singapour. Le plus difficile c’est de trouver un endroit où se caser tous les quatre. A cette heure, beaucoup de gens mangent en revenant du travail, avant de rentrer chez eux (drôle de vie!). Nous en trouvons un qui pourrait convenir mais…efficacité oblige, il faut effectuer sa commande sur une sorte de grand panneau électronique. On choisi le type de ramen, les extras éventuels puis on paye à la machine et on n’a plus qu’à entrer, s’installer et attendre deux minutes la commande…. Simple et rapide mais un peu compliqué quand on ne maîtrise ni le japonais ni les habitudes culinaires…

Ce fut une chouette journée, bien remplie. Nous avons par contre à déplorer la perte de « Rose » la petite fille Playmobil préférée de Zoé qu’elle a probablement oubliée à la papeterie… Adieu Rose, qui a fait tout le voyage avec nous jusqu’à présent…

Mardi 12 avril 2016

Dernier jour à Tokyo. Il fait beau mais frisquet.

Nous allons au grand parc Ueno: temple, jardins, cerisiers (il en reste), balade en pédalo « cygne » sur le lac…. Tout est beau, paisible, harmonieux, reposant, japonais,…

Après un dîner dans un resto coréen, nous visitons un petit musée qui reconstitue une vieille rue populaire du Tokyo des années 1860-1920. Sympathique car on peut entrer dans les maisons, essayer de vieux jouets en bois,…

Nous continuons notre marche vers un quartier qui nous change complètement : Yanaka.

Ici, les buildings n’ont pas remplacé les petites rues et les maisons traditionnelles. C’est charmant et nous sommes quasi seuls jusqu’à rejoindre une rue plus touristique pleine de petites de boutiques.

Il est temps de rentrer maintenant, il faut boucler les bagages ce soir… Chouette!